Laits infantiles: ouverture d’une enquête après la détection de la céréulide chez un nourrisson
Il s’agit du "premier résultat d'analyse de selles positif à la céréulide", après le scandale des rappels intensifs de laits infantiles.
Le parquet français a ouvert une enquête après que les autorités sanitaires ont confirmé vendredi la présence de céréulide chez un nourrisson hospitalisé suite à la consommation d'un lait infantile faisant l'objet de rappels récents.
La Direction générale de la santé (DGS) a indiqué avoir reçu un "premier résultat d'analyse de selles positif à la céréulide". C’est le premier cas de détection confirmée de cette toxine chez un nourrisson hospitalisé en France, a rapporté la chaîne d'information française BFMTV.
Les autorités ont toutefois précisé que ce résultat n'établit pas de lien de causalité direct entre le produit et l'état de santé de l'enfant.
Cette affaire survient dans un contexte de crise sanitaire plus large liée aux rappels de laits infantiles en France et dans d'autres pays européens.
Le 11 février, les autorités sanitaires françaises ont signalé un troisième décès de nourrisson potentiellement lié au lait infantile. Le centre de crise du ministère de la Santé a déclaré : "Trois décès de nourrissons ont été signalés aux autorités sanitaires françaises."
Ces cas concernent des enfants ayant consommé du lait infantile faisant l’objet d’un rappel.
Deux décès de nourrissons avaient déjà été signalés les 23 décembre et 8 janvier.
"À ce jour, aucun lien de causalité n’a été scientifiquement établi. Des enquêtes judiciaires sont en cours concernant ces signalements", avait alors indiqué le centre de crise sanitaire.
Depuis fin 2025, plusieurs marques, dont Nestlé et Danone, ont procédé à des rappels volontaires et à des retraits de produits en France et dans d’autres pays en raison de la possible présence de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries et pouvant provoquer de graves troubles gastro-intestinaux.
Les autorités ont précisé que des investigations sont en cours afin de déterminer la source de la contamination et d’évaluer les risques sanitaires potentiels.