Un drone s’écrase à l’intérieur d’une base militaire polonaise près d’un dépôt d’armes

Le crash d’un drone non identifié au sein d’un site sécurisé ravive les craintes des pays de l’OTAN concernant la surveillance et la sécurité des bases.

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Archive / Un policier polonais près d’un fragment de drone, après que drones russes ont violé l’espace aérien polonais, le 10 septembre 2025 / Reuters

La police militaire polonaise enquête sur la manière dont un véhicule aérien sans pilote (UAV) d’origine inconnue a pu pénétrer un espace aérien restreint et s’écraser à l’intérieur d’un complexe militaire dans le nord-est du pays, à quelques mètres seulement d’un dépôt d’armes.

L’incident s’est produit le 28 janvier au 2ᵉ Centre radio-électronique de Przasnysz, à environ 90 kilomètres au nord de Varsovie. La radio Radio Zet a rapporté qu’un officier de service avait repéré le drone en train de survoler la base avant qu’il ne perde le contrôle et ne s’écrase près d’une zone de stockage d’armes.

Des soldats ont sécurisé l’UAV et l’ont transféré dans un bâtiment militaire pour examen. Un porte-parole du commandant en chef de la police militaire a indiqué que les enquêteurs avaient, depuis, mis l’appareil sous scellés et lancé les procédures formelles, notamment l’audition de témoins.

Activités similaires de drones

Cet épisode souligne l’inquiétude croissante en Pologne et dans l’OTAN, dans son ensemble, face aux activités non autorisées de drones à proximité de sites militaires sensibles et d’infrastructures critiques. Et ce, en particulier depuis la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et la diffusion rapide de technologies de drones peu coûteuses.

Des incidents similaires ont été signalés en Allemagne et dans les États baltes, où les services de sécurité ont enquêté sur des observations répétées de drones non identifiés près de terrains d’entraînement, de ports et d’installations énergétiques, alimentant les craintes d’espionnage et de repérage des dispositifs de défense.

Les autorités polonaises affirment qu’il n’existe, à ce stade, aucune preuve que le crash de Przasnysz soit de nature hostile, tout en n’excluant pas une erreur de l’opérateur, une défaillance technique ou une mission de reconnaissance délibérée.

Le ministère de la Défense n’a pas révélé l’origine du drone, son type, ni s’il transportait des caméras ou d’autres équipements.