L'Iran multiplie les frappes, Israël vise un appartement dans le centre de Beyrouth
La guerre s’intensifie au Moyen-Orient. L’Iran revendique de nouvelles frappes de grande envergure en Israël et visant les intérêts américains. L’armée israélienne a tué quatre personnes dans un immeuble du centre de Beyrouth.
Depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël, l'Iran riposte avec des frappes sur Israël et visant les intérêts américains au Moyen-Orient, ainsi qu’en bloquant de facto le détroit d'Ormuz et ciblant les infrastructures énergétiques.
Une attaque de drone iranienne a ainsi provoqué mardi la fermeture de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l'une des plus grandes au monde.
L'Iran a également revendiqué mercredi une offensive de grande ampleur et ciblé un champ pétrolier en Arabie saoudite.
Les Gardiens de la révolution iranienne ont encore affirmé mercredi avoir lancé des missiles sur la base américaine d'Arifjan au Koweït.
"L'agresseur doit être puni et recevoir une leçon qui le dissuadera d'attaquer l'Iran à nouveau", a prévenu mardi le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Le chef de la police iranienne a par ailleurs prévenu mercredi que tout manifestant contestant les autorités serait traité comme un "ennemi".
Alors que les prix à la pompe flambent, le président américain Donald Trump a menacé l'Iran de "conséquences militaires (...) sans précédent" s'il minait le détroit d'Ormuz, par où transite normalement 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
L'Iran n'a toutefois donné aucun signe d'inflexion: durant la nuit, son armée, les Gardiens de la révolution, a revendiqué la vague de frappes "la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre" à travers la région.
L'Arabie saoudite a notamment indiqué avoir neutralisé plusieurs drones visant le champ pétrolier géant de Shaybah, à la frontière des Émirats arabes unis, ainsi que des missiles ciblant la base aérienne Prince Sultan qui abrite des militaires américains près de Riyad.
Après plusieurs jours de flambée - avec un pic proche de 120 dollars le baril lundi - les cours du pétrole restent élevés, autour de 88 dollars pour le Brent.
C'est dans ce contexte que le président français Emmanuel Macron tiendra mercredi à 14h GMT, en visioconférence, une réunion des chefs d’État et du gouvernement du G7 sur "les conséquences économiques" de la guerre en Iran, notamment la "situation énergétique" et les "mesures pour les atténuer".
Le déblocage par les grands pays d'un volume sans précédent de leurs réserves, supérieur à celui consenti lors de l’offensive russe en Ukraine en 2022, devrait être acté dans la journée, selon le Wall Street Journal.
Nouvelles frappes au Liban
Engagé dans le conflit depuis le 28 février au côté de Washington, Israël a essuyé de nouveaux tirs de missiles depuis l'Iran dans la nuit de mardi à mercredi. La chaîne israélienne Channel 12 fait état de plusieurs blessés dans des frappes près de Tel Aviv.
Israël a lui-même continué à frapper l'Iran et la banlieue sud de Beyrouth. Une frappe a par ailleurs touché mercredi, pour la deuxième fois depuis le début du conflit, un appartement du centre de la capitale libanaise, tuant au moins 4 personnes.
Selon le gouvernement libanais, "près de 760 000 déplacés" ont été enregistrés depuis le 2 mars, dont 100 000 pendant les dernières 24 heures.