L'UE ne voit pas risque d'approvisionnement en pétrole grâce à ses réserves d'urgence de 90 jours
"La situation est sous contrôle. L'approvisionnement énergétique en Europe reste stable", a déclaré un porte-parole.
La Commission européenne a indiqué que tous les États membres de l'Union européenne détiennent actuellement entre 85 et 90 jours de stocks d'urgence de pétrole et qu'il n'y a pas d'inquiétude immédiate quant à d'éventuelles pénuries d'approvisionnement, malgré la hausse des prix mondiaux de l'énergie.
La porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, a déclaré lundi à Bruxelles que l'UE reste bien préparée à faire face à d'éventuelles perturbations sur les marchés mondiaux de l'énergie.
"Nous sommes bien moins préoccupés par la sécurité d'approvisionnement que par le niveau élevé des prix de l'énergie. Ce moment nous rappelle l'importance de renforcer notre indépendance et notre résilience énergétiques, ce que nous faisons depuis des années", a-t-elle affirmé.
"Il n'y a pas de pénurie imminente d'approvisionnement en pétrole en Europe", a ajouté Mme Itkonen, précisant que tous les États membres maintiennent des réserves d'urgence équivalentes à au moins 85 à 90 jours de consommation.
Mme Itkonen a déclaré que la Commission n'avait été informée par aucun État membre d'une éventuelle libération de réserves stratégiques en réponse à la situation actuelle du marché.
Un groupe de coordination pétrolier de l'UE se réunira jeudi pour examiner la situation et évaluer l'évolution des marchés mondiaux, a-t-elle ajouté.
"Concernant le pétrole, nous ne constatons aucune inquiétude ni situation d'urgence. (...) Pour le moment, la situation est sous contrôle. L'approvisionnement énergétique en Europe reste stable", a-t-elle affirmé.
La porte-parole a ajouté que la diversification des approvisionnements européens avait permis de réduire les risques liés aux tensions géopolitiques.
"Nous sommes passés d'une dépendance à un seul fournisseur à un approvisionnement mixte, par gazoduc et par GNL, provenant de fournisseurs mondiaux. Il en va de même pour le pétrole", a-t-elle expliqué.
L'Europe importe désormais la majeure partie de son gazoduc de Norvège et son gaz naturel liquéfié principalement des États-Unis, tandis qu'elle n'importe ni pétrole ni gaz d'Iran, a-t-elle précisé.
Mme Itkonen a également indiqué que la Commission continuait de suivre de près l'évolution des marchés de l'énergie, en collaboration avec les États membres de l'UE et l'Agence internationale de l'énergie.
"Nous n'avons pas de commentaire à faire sur les prix en tant que tels, si ce n'est que nous suivons ces hausses avec une certaine inquiétude", a-t-elle déclaré.
Malgré la volatilité des prix, Mme Itkonen a affirmé que le bloc est "bien mieux préparé qu'en 2022", soulignant que les niveaux de stockage de gaz restent suffisamment élevés pour couvrir le reste de la saison de chauffage hivernale.