Iran: environ 1 900 navires restent bloqués autour du détroit d’Ormuz
Environ 1 900 navires commerciaux sont bloqués dans le détroit d’Ormuz, principalement dans le golfe Persique, depuis le début des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
Après le lancement des attaques, Téhéran a de facto fermé cette voie maritime essentielle aux navires liés aux pays agresseurs, paralysant le trafic maritime dans le détroit.
Les navires présents dans la région, qui se préparaient à traverser le détroit, n’ont pas pu le faire en raison des tensions militaires, la plupart jetant l’ancre en pleine mer.
Téhéran a indiqué que les navires de pays autres que les États-Unis et Israël pouvaient transiter par le détroit d’Ormuz à condition de ne pas participer ni de soutenir l’agression contre l’Iran et de respecter pleinement les règles de sûreté et de sécurité.
Ebrahim Zolfaqari, porte-parole du commandement unifié des forces armées iraniennes, le quartier général central Khatam al-Anbiya, a déclaré, mercredi, que l’Iran avait modifié les règles du détroit et que la situation ne reviendrait pas à l’état d’avant-guerre, affirmant qu’aucune entité liée aux États-Unis et à Israël n’avait le droit de passer.
Entre le 20 et le 22 mars, environ 1 900 navires étaient immobilisés à proximité du détroit d’Ormuz, selon le système de suivi maritime en temps réel MarineTraffic.
Parmi eux figurent environ 324 vraquiers, 315 navires de produits pétroliers/chimiques, 267 transporteurs de produits pétroliers et 211 pétroliers de brut.
Selon la société d’analyse Vortexa, environ 190 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers se trouvent à bord des navires immobilisés dans la région.
On compte également 177 cargos polyvalents, 174 porte-conteneurs, 98 transporteurs de gaz de pétrole liquéfié, 42 navires d’asphalte/bitume, 37 navires de transport lourd et 34 pétroliers GPL/chimiques, le reste étant composé d’autres types de navires comme des rouliers (Ro-Ro), des navires d’approvisionnement en carburant et des navires de transport lourd.
La compagnie allemande Hapag-Lloyd a récemment indiqué que six de ses navires ne pouvaient pas opérer dans le golfe Persique en raison des tensions en cours.