Irak: Washington ne veut pas de Maliki au pouvoir, l’aide menacée

Les États-Unis menacent de couper leur aide à l'Irak en cas de désignation de Nouri al- Maliki comme Premier ministre. Washington lui reproche d'être proche de l’Iran.

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Le retour potentiel d'Al-Maliki suscite des inquiétudes à Washington [Archives] / Reuters / REUTERS

Le président américain Donald Trump a averti que Washington ne soutiendrait plus l'Irak si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki revenait au pouvoir, affirmant que le pays avait sombré dans le chaos lors de son précédent mandat.

Dans un message publié mardi sur les réseaux sociaux, Trump a déclaré que l'Irak pourrait subir de graves conséquences si al-Maliki était réintégré au poste de Premier ministre.

“J’entends dire que le grand pays qu’est l’Irak pourrait faire un très mauvais choix en réinstallant Nouri al-Maliki comme Premier ministre”, a écrit Trump.

Il a affirmé que l'Irak “avait sombré dans la pauvreté et le chaos total” lorsque al-Maliki était au pouvoir.

“Cela ne doit plus jamais se produire. À cause de ses politiques et idéologies insensées, s'il est élu, les États-Unis d'Amérique n'aideront plus l'Irak et, si nous ne sommes pas là pour l'aider, l'Irak n'a aucune chance de succès, de prospérité ou de liberté”, a-t-il ajouté.

Le Parlement irakien doit élire un nouveau président le 27 janvier.

Le président nouvellement élu chargera ensuite le candidat au poste de Premier ministre issu du plus grand bloc parlementaire de former un gouvernement dans un délai de 15 jours.

La possible nomination d'Al-Maliki a reçu le soutien de certaines personnalités politiques chiites et kurdes, qui ont fait valoir que cela  pourrait accélérer la formation d'un nouveau gouvernement.

Toutefois, des groupes sunnites ont exprimé leurs inquiétudes quant à une résurgence des tensions sectaires et à d'éventuels revirements politiques.

À Washington, la perspective du retour d'al-Maliki a intensifié les inquiétudes concernant l'influence iranienne en Irak.

Des responsables américains ont souligné que ses liens historiques avec Téhéran pouvaient présenter un risque potentiel pour les relations bilatérales et la sécurité régionale.