Guerre au Moyen-Orient: la France s’engage dans la guerre
Lors d’une allocution télévisée ce mardi soir, le président français Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de renforts militaires français au Moyen-Orient mais sur un mode défensif.
Ordre a été donné au porte-avions Charles de Gaulle, à ses moyens aériens et à son escorte de frégates, de "faire route" vers la Méditerranée. Des avions Rafale supplémentaires vont également être déployés dans la région. Des moyens de défense anti-aérienne "supplémentaires" et la frégate Languedoc eux sont alloués à la défense de Chypre.
Dans une allocution télévisée mardi, le président français a pendant huit minutes détaillé l’engagement français. Il s’agit de protéger les bases et les soldats et d'honorer les accords de défense signés avec plusieurs pays du Golfe, en particulier les Émirats arabes unis, le Qatar ou encore Chypre du sud, pays de l’Union européenne avec lequel la France a signé un partenariat stratégique en décembre 2025.
La France a abattu des drones "en légitime défense", "dès les premières heures" du conflit, a indiqué le président.
Cet engagement se fait sur une base défensive, a-t-il insisté.
Dans son allocution télévisée, le chef de l’État a affirmé qu’avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, la France appelle à un arrêt rapide des frappes et à une reprise des négociations diplomatiques, comme elle le répète depuis le début de l’offensive israélo-américaine.
Macron se range du côté américain
Même si le président a dénoncé ces jours derniers l’illégalité de ces attaques qui se sont faites en dehors de tout cadre international, Emmanuel Macron s’est rangé du côté américain. Il estime en effet que l'Iran porte la "responsabilité première" du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. "Aucun bourreau" ne sera "regretté", a estimé Emmanuel Macron, en référence aux hauts responsables iraniens tués, dont le Guide suprême Ali Khamenei.
Il semble bien loin le temps où, en 2003, la France dénonçait devant les Nations unies l’opération américaine sur l’Irak qui déjà s’est faite en dehors du droit international.
Le chef de l'État a tout de même mis en garde Israël contre une opération terrestre au Liban qui serait "une escalade dangereuse et une erreur stratégique", tout en estimant que le Hezbollah avait commis "une faute majeure" en frappant Israël en premier. Les frappes sur le Liban continuent ce matin et on compte déjà plus de 30 000 déplacés, principalement en provenance du sud Liban.
Emmanuel Macron entend "bâtir une coalition" afin de réunir des moyens, "y compris militaires", dans le but de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale", comme le détroit d'Ormuz et le canal de Suez.
Quant aux 400 000 ressortissants français bloqués dans la région, des opérations de rapatriement sont en cours, avec deux premiers vols attendus à Paris. Un premier avion a atterri ce mercredi matin à Charles de Gaulle.