Iran: Donald Trump menace la Chine de nouveaux droits de douane
Donald Trump s’en prend à nouveau à la Chine, qu’il menace cette fois de droits de douane de 50% si celle-ci aide militairement l’Iran.
Toujours prompt à la menace, Donald Trump relance son outil de pression favori, les droits de douane. Le président américain menace la Chine de droits de douane de 50% si elle aide militairement l'Iran. "S'ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douanes à 50%, ce qui est vertigineux", a déclaré le président américain sur Fox News.
La Chine est pourtant l’un des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, mais les médias américains ont rapporté ce week-end que Pékin s’apprêterait à fournir à l’Iran des systèmes de défense aérienne. Même si cette information a été catégoriquement niée par la Chine, Donald Trump a immédiatement réagi.
Cette menace, conjuguée au blocus de tous les ports iraniens annoncé par les États-Unis dimanche, est t un coup de pression sérieux pour la Chine. Pékin a en effet réussi à importer du pétrole brut d’Iran pendant tous les combats car Téhéran a toujours laissé le détroit d’Ormuz ouvert aux “pays amis” que sont la Chine et l’Inde.
Mais la Chine, si elle n’a pas encore réagi, possède des atouts dans sa manche. L’année dernière, en pleine tension sur les tarifs douaniers, la Chine avait bloqué l’exportation de terres rares vers les États-Unis et Washington avait dû faire marche arrière. Les terres rares sont indispensables dans les industries de pointe, notamment militaires, et la Chine en a quasiment le monopole mondial.
Une menace plusieurs fois agitée
En janvier dernier, alors que l’Iran réprimait les manifestations contre la vie chère, Donald Trump avait menacé la Chine d’imposer des taxes de 25% sur ses produits parce qu’elle continuait son commerce avec Téhéran.
La Chine est de loin le principal partenaire commercial de l'Iran, absorbant 77 % de ses exportations de pétrole en 2024, selon la société d'analyse de données Kpler.
Liu Pengyu, porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington, avait alors déclaré que Pékin “prendrait toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder ses droits et intérêts légitimes”, sans plus de détails.
Le président américain doit se rendre à Pékin du 14 au 15 mai, où il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après avoir reporté un précédent sommet en raison de la guerre au Moyen-Orient.