Macron appelle l'UE à de nouvelles sanctions contre la Russie
Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi l'Union européenne à continuer d’accroître la "pression" sur la Russie dans la guerre en Ukraine et à adopter un 20e paquet de sanctions, bloqué par la Hongrie.
"Nous continuerons d'augmenter la pression sur la Russie", a déclaré le président français aux côtés de son homologue finlandais Alexander Stubb, alors que la guerre en Ukraine entre mardi dans sa cinquième année.
"Nous devons avancer sur le 20e paquet de sanctions de l'Union européenne et des discussions se tiendront dans les prochains jours", a affirmé Emmanuel Macron.
La Commission européenne a mis sur la table un nouveau "paquet" de mesures restrictives contre la Russie depuis le lancement de son offensive contre l'Ukraine le 24 février 2022, en vue d'une adoption par les ministres des Affaires étrangères avant mardi, date anniversaire de la guerre.
Mais la Hongrie a annoncé ce week-end son intention de bloquer cette adoption tant qu'elle n'aura pas obtenu la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc, actuellement endommagé, qui traverse l'Ukraine.
Emmanuel Macron a aussi affiché sa détermination à "mettre en œuvre le prêt (européen) de 90 milliards d'euros" en faveur de l'Ukraine, dont le principe a été adopté en décembre par l'UE.
Veto de la Hongrie
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a assuré qu'il bloquerait également l'adoption de ce prêt pour les mêmes raisons.
"Les engagements politiques et la parole donnée au dernier Conseil européen seront tenus. Il ne peut en être autrement", a martelé le président français.
De son côté, le président finlandais, dont le pays a rejoint l’OTAN après le début de la guerre en Ukraine, a estimé que l'offensive russe constituait un "échec stratégique", "militaire" et "économique" pour le président Vladimir Poutine.
Le maître du Kremlin n'a "pas voulu que l'OTAN s'élargisse ; la Finlande et la Suède y sont" entrées, a relevé Alexander Stubb. "C'est aussi un échec militaire. Il perd beaucoup de soldats maintenant", a-t-il ajouté.