Ankara intensifie ses efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, affirme Fidan
La Türkiye s’oppose aux tentatives de provoquer une guerre civile en Iran, a assuré le chef de la diplomatie turc Hakan Fidan, avertissant qu’une telle démarche constituerait une “erreur historique”.
Ankara continue de maintenir des contacts diplomatiques afin de contribuer à mettre fin à la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran, a indiqué, samedi, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.
“La déclaration de M. Pezeshkian — ‘Nous n’attaquerons pas à moins d’être attaqués. Nous nous excusons d’avoir attaqué’ — est une déclaration qui mérite d’être soulignée”, a expliqué Fidan à l’issue d’une réunion informelle du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation des États turciques.
Il a, à ce titre, réitéré la condamnation ferme de la Türkiye de toutes les attaques visant des pays tiers.
Fidan a également évoqué les préoccupations sécuritaires concernant la Türkiye, mettant en garde Téhéran contre toute tentative de tir en direction du territoire turc. Quelques jours plus tôt, les systèmes de défense de l’OTAN avaient intercepté un missile balistique lancé depuis l’Iran en direction de la Türkiye.
“Nous ne sommes pas un pays que l’on peut facilement provoquer”, a déclaré Hakan Fidan aux journalistes à Istanbul.
Et d’ajouter: “Nous avons parlé avec nos interlocuteurs en Iran et nous leur avons dit: s’il s’agit d’un missile qui a dévié de sa trajectoire, c’est une chose. Mais si cela devait se reproduire, notre conseil est le suivant: soyez prudents ; ne laissez personne en Iran se lancer dans une telle aventure”.
Le chef de la diplomatie turque a également mis en garde contre toute tentative d’attiser une guerre civile en Iran dans le but de provoquer un changement de régime, affirmant qu’il s’agirait d’une “erreur historique”.
“Nous sommes opposés à tous les scénarios visant à provoquer une guerre civile en Iran en exploitant les lignes de fracture ethniques ou religieuses. C’est le scénario le plus dangereux”, a averti le ministre turc des Affaires étrangères.