Loi Yadan: des occupations étudiantes à la Sorbonne et à Sciences Po réprimées par la police

Des étudiants ont occupé mardi plusieurs espaces de l’université Sorbonne et de Sciences Po, dans le cadre d’une mobilisation portant sur la situation au Moyen-Orient et sur un projet de loi contesté.

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À Sciences Po, les étudiants présents dans l’amphithéâtre ont été évacués par la police / AFP

À la mi-journée, la cour d’honneur de la Sorbonne ainsi que l’amphithéâtre Boutmy de Sciences Po ont été investis par plusieurs dizaines de participants. Selon les organisateurs, environ une centaine d’étudiants ont pris part à cette action coordonnée, à l’appel de collectifs étudiants, dont des comités de soutien à la Palestine.

Les étudiants ont déployé des banderoles, entonné des slogans et, pour certains, installé un campement. La mobilisation faisait notamment référence à une initiative maritime partie récemment de Barcelone en direction de Gaza, selon les organisateurs.

Les participants ont également exprimé leur opposition au projet de loi Yadan, qu’ils estiment susceptible d’encadrer certaines formes de mobilisation dans l’enseignement supérieur.

Les directions des deux établissements ont sollicité l’intervention des forces de l’ordre afin de mettre fin aux occupations.

À Sciences Po, les étudiants présents dans l’amphithéâtre ont été évacués. Des verbalisations pour intrusion dans un établissement ont été signalées par les organisateurs.

À la Sorbonne, l’occupation se poursuivait en début d’après-midi, en présence de forces de police à l’intérieur du site. Des interventions similaires avaient déjà eu lieu en 2024, au cours desquelles plusieurs dizaines d’étudiants avaient été interpellés.