Gaza: la France accusée de désinformation
Plus de 150 personnalités internationales de la diplomatie, dont d’anciens ministres étrangers, épinglent Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères pour ses accusations à l’encontre de Francesca Albanese.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est accusé de “désinformation” par plus de 150 personnalités, dont une centaine d’ex-diplomates, ministres et ambassadeurs, après qu’il a réclamé la démission de la rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese.
Le ministre des Affaires étrangères a lancé des accusations très dures à l’encontre de cet avocate. Jean-Noël Barrot a appelé à la démission de Mme Albanese pour ses propos “outranciers et coupables”, qui “s’ajoutent à une longue liste de prises de position scandaleuses, justifiant le 7-Octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, évoquant le lobby juif, ou encore comparant Israël au Troisième Reich”.
Des accusations qui reprennent mot pour mot le discours israélien et un amalgame qui est dénoncé par ces 150 anciens diplomates du monde entier qui appellent le Quai d’Orsay à rectifier ces déclarations publiquement et préciser que Madame Albanese n’a jamais prononcé de telles paroles.
Les diplomates rappellent également au passage au ministre français un point de droit dans leur tribune. “Mme Albanese a réaffirmé un principe fondamental du droit international: l’imputabilité des violations graves du droit international constitue une obligation juridique, non un choix politique, et les responsables doivent être poursuivis”, ont-ils ajouté.
Caroline Yadan, députée pro-israélienne à la manœuvre
Jean-Noël Barrot n’a pas l’intention de changer une virgule à ses propos. Devant les députés, il assure n’avoir ni tronqué, ni déformé les propos de Madame Albanese. Je les ai tout simplement condamnés, car ils sont condamnables”.
La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a exprimé ce 14 février déjà dénoncé les déclarations du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et accuse le gouvernement d’avoir déformé ses propos et de menacer l’indépendance des procédures onusiennes.
Ces accusations ont été portées au départ par la députée des Français de l’étranger, Caroline Yadan, furieuse défenseuse de la politique israélienne et porte-voix du gouvernement israélien au sein de l’hémicycle français sont inexactes.
La députée macroniste accuse Albanese d’avoir qualifié Israël d’“ennemi commun de l’humanité”, ce qu’elle a vigoureusement démenti.
Francesca Albanese est la cible d’accusations multiples de la part d’Israël et des élus sionistes européens car elle est une des voix critiques de la politique israélienne, elle a dénoncé le génocide, les multiples non-respect du droit international qu’Israël commet.
Le ministre français des Affaires étrangères n'a ici pas choisi le camp du droit mais a choisi de reprendre le narratif de Tel Aviv, sans le déformer ni le tronquer.