L'Allemagne et la France mettent en garde contre une escalade du conflit iranien
"Ce conflit présente un réel potentiel d'escalade, non seulement dans la région, mais aussi dans le monde entier", déclare le ministre allemand des Affaires étrangères.
L'Allemagne et la France ont mis en garde mercredi contre une escalade du conflit en Iran.
"Malgré notre position claire sur ce régime (iranien), personne n'a intérêt à voir ce conflit armé s'aggraver", a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français, Jean-Noël Barrot, à Berlin.
"Ce conflit présente un réel potentiel d'escalade, non seulement dans la région, mais aussi dans le monde entier", a ajouté Wadephul, appelant à un renforcement des efforts diplomatiques pour désamorcer le conflit iranien.
"En résumé, nous sommes aujourd’hui confrontés à un défi majeur : avec nos partenaires, les États-Unis et Israël, nous devons identifier le moment où les objectifs militaires fixés par ces deux pays seront atteints et à partir duquel nous pourrons alors progresser vers une désescalade et une résolution des hostilités…", a-t-il ajouté.
Parallèlement, le ministre français des Affaires étrangères a fait écho aux propos de Wadephul concernant le danger croissant que représente une guerre en Iran.
"Nous devons mettre un terme à l’escalade militaire ; elle est dangereuse et hors de contrôle. Pour cela, le régime iranien doit faire des concessions et changer radicalement de position afin qu’une solution politique puisse émerger, permettant la coexistence pacifique de l’Iran avec ses voisins régionaux…", a déclaré Barrot.
L’Allemagne et la France sont "préoccupées" par la guerre en Iran et appellent à "la fin des hostilités", a-t-il ajouté.
Wadephul et Barrot ont déclaré mardi être prêts à apporter leur soutien aux États-Unis et à Israël en vue d'une solution politique dans la région après la fin des hostilités liées à la guerre en Iran.
Les États-Unis, de concert avec Israël, ont lancé des attaques contre l'Iran le 28 février, mettant fin aux négociations nucléaires menées sous la médiation d'Oman.
L'opération a été lancée sous prétexte de détruire le programme nucléaire iranien et d'éliminer les menaces que représente le "régime iranien". Ces attaques, toujours en cours, ont depuis lors coûté la vie au guide suprême et à de nombreuses autres personnalités politiques et militaires de premier plan.
Téhéran, refusant de capituler, a riposté en ciblant Israël, l'Irak et les pays du Golfe abritant des bases américaines, ce qui a perturbé les marchés mondiaux et le transport aérien. L'Iran a également bloqué de facto le détroit d'Ormuz, voie maritime essentielle pour le transport du pétrole, entraînant une flambée des prix.