Jeune Garde en France: le gouvernement passe au crible la mouvance ultra

En France, le gouvernement a annoncé hier avoir saisi la justice au sujet d'une possible "reconstitution" de la Jeune garde, ce groupe anti fasciste impliqué dans la mort de Quentin Deranque et dissous en 2025.

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Le tabassage à mort de Quentin Deranque a provoqué une crise politique en France et de vives critiques envers la France Insoumise / Reuters

Dix jours après le tabassage à mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, le gouvernement tenait mardi une réunion sur les groupes d’action violente. L’exécutif a entre autres annoncé avoir saisi la justice au sujet d’une possible « reconstitution » du groupe antifasciste dissous, la Jeune Garde, groupe impliqué dans la mort du militant lyonnais.

De plus, l’exécutif va lancer des procédures de dissolution contre cinq associations locales du mouvement d’ultragauche, sans préciser dans quels territoires cela aura lieu. 

Le chef de l’État a aussi exprimé sa préoccupation  au sujet de possibles violences qui pourraient survenir durant la campagne pour les élections municipales de mars.

A l’issue de cette réunion, on apprenait également que des procédures de dissolution étaient engagées contre trois structures d’ultra droite et une d’ultra gauche.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée en 2017, 24 groupes de la  mouvance ultra ont été dissous, selon le gouvernement. La dissolution d'un groupe est notamment encadrée par une loi de 1936, adoptée en réponse aux manifestations violentes des ligues d'extrême droite de 1934. Elle peut être prononcée lorsqu'un mouvement provoque "des manifestations armées ou des agissements violents", s'apparente à un "groupe de combat" ou à une "milice privée.