Près de 400 morts au Liban après des frappes israéliennes
Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 400 morts selon les autorités sanitaires, tandis que l’Iran poursuit ses attaques dans le Golfe.
Les frappes israéliennes menées ces derniers jours au Liban ont fait au moins 394 morts, dont 83 enfants et 42 femmes, selon le dernier bilan communiqué ce dimanche par le ministère libanais de la Santé.
Plusieurs centaines de personnes ont également été blessées, alors que l’armée israélienne poursuit ses opérations contre ce qu’elle présente comme des positions du Hezbollah.
Dans la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, au moins 19 personnes ont été tuées, dont une majorité de femmes et d’enfants, dans des frappes israéliennes ayant visé, ce dimanche, un immeuble de trois étages, ont rapporté des médias locaux.
Selon ces sources, le bombardement a atteint un bâtiment résidentiel situé dans un quartier densément peuplé de cette ville, l’une des principales agglomérations du sud du pays. Les équipes de secours poursuivaient leurs opérations dans les décombres, laissant craindre un bilan plus lourd.
Les autorités israéliennes affirment viser des positions et des combattants du Hezbollah, tandis que les autorités libanaises dénoncent des attaques touchant des zones civiles.
Attaques iraniennes dans le Golfe
Dans le même temps, l’Iran a intensifié ses opérations militaires dans la région du Golfe, revendiquant de nouvelles frappes de missiles et de drones contre des cibles liées aux États-Unis et à leurs alliés.
Selon un communiqué du ministère émirati de la Défense, 238 missiles balistiques et 1 422 drones lancés depuis l’Iran ont été détectés depuis le début des frappes. La grande majorité de ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne du pays, tandis que certains sont tombés en mer ou sur le territoire sans provoquer de dégâts majeurs.
Les autorités précisent que quatre personnes, toutes des travailleurs étrangers, ont été tuées et qu’au moins 112 autres ont été blessées, principalement à la suite de débris de missiles ou de drones interceptés retombés sur des zones habitées.
Dans un point de situation publié dimanche même, le ministère a également indiqué que les défenses aériennes du pays avaient intercepté la plupart des projectiles, dont plus de 1 300 drones, tandis que quelques appareils ou débris ont atteint le sol, causant des dommages matériels limités.
Les autorités émiraties ont dénoncé des attaques constituant une violation flagrante de la “souveraineté nationale”, tout en affirmant que l’armée restait pleinement prête à répondre à toute nouvelle menace contre la sécurité du pays.
A Bahreïn, une attaque de drone iranien a causé des dégâts matériels dans une usine de dessalement d’eau à, a annoncé le ministère bahreïni de l’Intérieur, dénonçant une frappe visant des infrastructures civiles. L’installation touchée transforme l’eau de mer en eau potable et constitue un élément essentiel de l’approvisionnement du pays.
Dans un communiqué, les autorités ont accusé “l’agression iranienne” d’avoir frappé de manière indiscriminée des cibles civiles, précisant que l’attaque avait endommagé l’installation sans toutefois perturber l’approvisionnement en eau du pays.
Ces frappes s’inscrivent dans la confrontation régionale opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, qui a entraîné une multiplication des attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient, notamment contre des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.