L'Iran affirme que le détroit d'Ormuz est ouvert au "monde" mais fermé à ses "ennemis"

Le conseiller du guide suprême iranien, Ali Akbar Velayati, déclare que la guerre israélo-américaine "prendra fin selon les conditions de l'Iran", tandis que ce dernier conserve le contrôle du détroit stratégique d'Ormuz.

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L'Iran fait progresser son projet de péage pour le détroit d'Ormuz / Reuters

L'Iran a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz resterait ouvert à la navigation internationale, mais "fermé" à ses ennemis et à leurs bases régionales.

Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, a déclaré sur le réseau social américain X que l'issue de la guerre serait déterminée par la stratégie iranienne plutôt que par ce qu'il a qualifié d'"illusions" de ses adversaires.

"Le détroit d'Ormuz est ouvert au monde, mais il restera fermé aux ennemis du peuple iranien et à leurs bases dans la région", a-t-il affirmé.

Velayati a ajouté que la guerre prendrait fin selon les conditions de l'Iran.

"La guerre prendra fin avec la stratégie et l'autorité de l'Iran, et non avec l'ivresse et les illusions des agresseurs", a-t-il déclaré.

Ses propos interviennent quelques heures après que le président américain Donald Trump a affirmé, lors d'une allocution télévisée depuis la Maison Blanche, que l'Iran ne disposait plus que de "très peu" de lanceurs de missiles et que sa capacité à lancer des missiles et des drones avait été "considérablement réduite".

Trump a indiqué s'attendre à ce que la guerre se poursuive pendant encore deux à trois semaines, mais estime que le conflit approche de sa "fin".

Téhéran conserve un contrôle effectif sur le détroit d'Ormuz, voie maritime essentielle pour l'approvisionnement énergétique des pays asiatiques, permettant le passage des navires des nations que l'Iran qualifie de "pays amis".

Les tensions dans la région se sont exacerbées depuis l'offensive conjointe lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février, qui a fait plus de 1 340 morts, dont le Guide suprême de l'époque, Ali Khamenei.

L'Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l'Irak et les pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des victimes et des dégâts aux infrastructures tout en perturbant les marchés mondiaux et l'aviation.