Une coalition palestinienne poursuit la FIFA et l’UEFA pour complicité avec Israël
Seize entités palestiniennes comprenant des clubs et des joueurs ont déposé une plainte officielle auprès de la Cour pénale internationale.
Une coalition palestinienne a placé les dirigeants du football mondial dans le viseur de la justice internationale. Seize entités palestiniennes comprenant des clubs, des joueurs et des propriétaires fonciers ont déposé une plainte officielle auprès de la Cour pénale internationale.
La procédure vise directement le président de la FIFA, Gianni Infantino, ainsi que le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin.
Accusations de complicité et violations du droit international
La plainte accuse les deux responsables de “complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité”.
Au cœur de l’affaire figure le rôle des deux organisations dans la légitimation d’activités sportives au sein des colonies israéliennes. Selon les plaignants, la FIFA et l’UEFA autorisent onze clubs israéliens à participer à des compétitions organisées sur des terres occupées en Cisjordanie.
La plainte s’appuie notamment sur les propres règlements de la FIFA et de l’UEFA, qui interdisent à une fédération nationale de football d’organiser des compétitions sur le territoire d’une autre fédération sans son consentement explicite. Or, selon la coalition, cette disposition serait enfreinte de manière continue dans les stades situés dans les colonies.
Deux poids deux mesures
Le porte-parole de l’organisation “Scottish Sport for Palestine”, Gill Thompson, a déclaré au journal Politico que depuis quinze ans, “la Fédération palestinienne de football demande à la FIFA d’appliquer ses propres règles et d’exclure les clubs des colonies, en raison des violations flagrantes des droits humains. Mais le silence a été la seule réponse”.
La plainte jette également la lumière sur ce que les plaignants qualifient de “deux poids deux mesures” dans la gestion des crises touchant les sportifs.
La coalition cite notamment le cas de la star palestinienne Suleiman Al-Obeid, surnommé le “Pelé palestinien”, tué l’été dernier dans la bande de Gaza à l’âge de 41 ans.
Malgré son importance sportive, sa mort n’aurait suscité aucune réaction officielle de la part de la FIFA, renforçant, selon les plaignants, les accusations de partialité et d’indifférence face au sort des sportifs palestiniens.