87 % des Français “très inquiets” de la guerre au Moyen-Orient, selon un sondage
Les Français sont de plus en plus inquiets des conséquences du conflit au Moyen-Orient sur leur sécurité ou leurs conditions de vie, selon une nouvelle étude d’opinion.
Selon un sondage réalisé par Elabe pour la chaîne BFMTV et publié jeudi, 87 % des Français s'inquiètent du conflit en cours au Moyen-Orient, dont 44 % se disent “très inquiets”.
Ce chiffre est en hausse par rapport aux 81 % enregistrés lors d'un sondage du 18 mars, où 32 % des personnes interrogées se disaient “très inquiètes”.
Seulement 12 % des répondants se disent non-inquiets.
Un quart des personnes interrogées considèrent l'offensive israélo-américaine contre l'Iran comme une “bonne chose”, tandis qu'une nette majorité (57 %) la juge “mauvaise” et que 18 % n'ont pas d'opinion.
Le conflit accroît le risque d'attentats en France, selon une très large majorité (82 %).
Impact du conflit sur les prix
Plus de 80 % des personnes interrogées ont évoqué l'impact du conflit sur les prix. Le diesel a atteint 2,18 € le litre la semaine dernière, son prix le plus élevé depuis 1985, et 67 % anticipent des pénuries de carburant dans les mois à venir.
Toute la région est en état d'alerte depuis le lancement, le 28 février, d'une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a fait à ce jour plus de 1 300 morts, dont l’ancien Guide suprême, Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l'Irak et les pays du Golfe abritant des forces américaines.
Depuis des semaines, Téhéran maintient un contrôle effectif sur le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour l'approvisionnement énergétique des pays asiatiques, n'autorisant le passage qu'aux navires des pays que l'Iran qualifie d' “amis”.
Le détroit, par lequel transitent habituellement environ 20 millions de barils de pétrole par jour, est de facto bloqué depuis début mars, à la suite de mesures iraniennes prises en représailles à l'offensive américano-israélienne lancée contre l'Iran le 28 février.
Lire aussi: France: les transporteurs manifestent à Paris contre le prix élevé du carburant