Frappes sur des dépôts pétroliers en Iran: Téhéran suspend la distribution de carburant
Les exportations iraniennes étant limitées par le conflit, ces frappes israélo-américaines aggravent l’incertitude et pourraient accentuer la hausse des prix du pétrole à l’échelle régionale.
Dans une nouvelle escalade militaire au Moyen‑Orient, les forces israéliennes et américaines ont mené des frappes coordonnées sur plusieurs dépôts pétroliers situés dans et autour de Téhéran, provoquant des explosions massives, d’importants incendies et la suspension temporaire de la distribution de carburant dans la capitale iranienne.
Selon les autorités iraniennes, quatre dépôts pétroliers et un centre logistique de produits pétroliers ont été touchés, entraînant la mort d’au moins quatre personnes et des dégâts matériels considérables. Des colonnes de fumée noire ont été visibles sur plusieurs quartiers, tandis que les pompiers peinaient à maîtriser les flammes.
En réaction aux frappes, les autorités de Téhéran ont suspendu temporairement la livraison de carburant dans les stations-service, invoquant des dommages aux infrastructures de distribution.
Le gouverneur de la capitale, Mohammad Sadegh Motamedian, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une pénurie immédiate mais d’une incapacité à assurer la distribution en toute sécurité.
Pour limiter l’impact sur la population, le quota de carburant par carte personnelle a été réduit de 30 à 20 litres par jour. Les habitants de Téhéran sont confrontés à des files d’attente prolongées et à des incertitudes sur la reprise complète de l’approvisionnement.
Un objectif stratégique majeur
Ces frappes ciblent le cœur de l’infrastructure énergétique iranienne et s’inscrivent dans la stratégie de pression maximale des États-Unis et d’Israël sur Téhéran. Les installations frappées étaient, selon l’armée israélienne, utilisées pour soutenir les opérations militaires et logistiques iraniennes.
L’Iran dénonce ces attaques comme une agression contre des infrastructures civiles vitales, qui menace directement l’économie nationale et la vie quotidienne de millions d’habitants. Les autorités iraniennes ont également averti que de nouvelles ripostes pourraient suivre en réponse à cette escalade.
La suspension de la distribution de carburant et les perturbations logistiques interviennent dans un contexte où le marché énergétique mondial est déjà sous pression. Les exportations iraniennes étant limitées par le conflit, ces frappes aggravent l’incertitude et pourraient accentuer la hausse des prix du pétrole à l’échelle régionale.