Trump envoie une délégation au Pakistan, l'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les États-Unis

Donald Trump a annoncé qu'une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran tout en menaçant de détruire "toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran" en cas d'échec des pourparlers.

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Un avion américain et deux hélicoptères à Ispahan, selon la télévision d'État iranienne

Le vice-président JD Vance mènera à nouveau cette délégation, a affirmé un responsable de la Maison Blanche, aux côtés des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner.

Dans un message sur son réseau Truth Social, Trump a également accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu, qui expire dans trois jours, en lançant des attaques samedi dans le détroit d'Ormuz, visant notamment un navire français et un autre britannique, selon lui.

Le président américain a écrit qu'il offrait à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, "les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS!". 

Le 7 avril, Trump avait menacé d'éradiquer "une civilisation entière" si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.

Dans son message dimanche, le président américain a déclaré au sujet des centrales électriques et ponts en Iran: "Ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s'ils n'acceptent par le DEAL, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l'Iran par d'autres présidents ces dernières 47 années".

L’Iran ne compte pas participer aux négociations

Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'État iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-États-Unis", tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses".

Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers. 

Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman. 

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de "riposter bientôt" contre cet "acte de piraterie armée" et ciblé par la suite des navires américains.