La Türkiye est prête à une médiation entre l’Iran et les États-Unis, affirme le président Erdogan
Recep Tayyip Erdogan appelle à la mise en place de mécanismes régionaux de sécurité afin de prévenir les crises avant qu’elles n’éclatent.
Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que la Türkiye était prête à jouer un rôle de médiation entre l’Iran et les États-Unis pour contribuer à réduire les tensions, soulignant le rejet par Ankara de toute action militaire contre Téhéran.
“La Türkiye est prête à assumer un rôle de facilitateur entre l’Iran et les États-Unis afin de désamorcer les tensions et de contribuer à la résolution des différends par des moyens diplomatiques”, a assuré Erdogan dans un entretien accordé au quotidien saoudien Asharq Al-Awsat lors de sa visite en Arabie saoudite.
Le président a souligné que la Türkiye ne souhaitait pas voir “une nouvelle guerre ou une nouvelle vague de destruction” dans la région.
“Nous avons ouvertement et constamment exprimé notre opposition à toute intervention militaire contre l’Iran sur toutes les tribunes”, a déclaré le président turc qui a également appelé toutes les parties à éviter toute initiative susceptible d’entraîner une escalade.
Mise en place de mécanismes régionaux de sécurité
Le président turc a préconisé à l’établissement de mécanismes régionaux de sécurité “afin de prévenir les crises avant qu’elles ne surviennent”.
“Ce dont notre région a besoin, ce ne sont pas de nouvelles divisions, mais d’un socle de coopération fondé sur la sagesse collective et la responsabilité partagée”, a affirmé Erdogan.
“Notre objectif n’est pas de gérer les conflits, mais de renforcer ensemble les bases diplomatiques qui empêcheront leur apparition”, a-t-il ajouté.
Le dirigeant turc qui a souligné que la Türkiye poursuivait ses consultations avec des acteurs régionaux influents, notamment l’Arabie saoudite et le Pakistan a précisé qu’Ankara n’aborde pas cette question “à travers le prisme des blocs ou des alliances”.
Erdogan a enfin rappelé que les expériences passées avaient montré que les scénarios imposés à la région sans tenir compte de son histoire, de son identité et de ses réalités avaient entraîné “douleur et souffrance”, citant les conflits à Gaza, en Palestine, en Irak, en Syrie et en Afghanistan.