
De retour au pays, les journalistes ont ainsi résumé le drame qu’ils ont vécu.
« Ils nous ont bandé les yeux et menotté les mains puis ils nous ont conduit à Damas. Nous avons dormi sur le béton pendant 53 nuits, dans une cellule qui ne voyait pas la lumière du jour » ont déclaré Adem Ozkose et Hamit Coskun, deux journalistes qui ont retrouvé la liberté après avoir été enlevés en Syrie il y a 2 mois. Leur histoire illustre le drame qui se produit en Syrie.
« Nous étions sur place avec Hamit pour tourner un documentaire qui illustrait la situation sur place, à travers l’histoire d’un enfant Syrien resté au milieu du conflit. Peu de temps après avoir commencé à tourner, nous avons été kidnappés par des milices fidèles à Assad. Au moment de notre enlèvement, nous sommes restés au milieu d’un conflit. Les milices avaient bloqué la route et elles essayaient d’enlever les personnes qui y passaient. Notre voiture a été arrêtée. Ils nous ont bandé les yeux et menotté les mains puis ils nous ont conduit à une cave » a raconté Adem Ozkose.
Le but des journalistes était de montrer les évènements du point de vue d’un enfant, mais les milices fidèles à Assad ne les y ont pas autorisés.
« Nous sommes restés pendant 2 mois dans une cellule dont la lumière du jour n’entrait pas. Il n’y avait aucun changement d’un jour à l’autre. Je ne savais pas quel jour il était quand on a atterri à Téhéran » a ajouté Hamit Coskun.
Ils ont remercié les personnes qui ont contribué à leur libération et ont retrouvé leurs familles.
« Je vous remercie mes amis. Vous n’avez pas laissé tomber vos confrères. Ma mère a pleuré quand elle m’a vu, elle a été incapable de parler. Nous avons pris le petit déjeuner ensemble au matin, maintenant elle est la mère la plus heureuse du monde » a dit Adem Ozkose.
Date de l'information : 13 Mai 2012 20:18