
Grâce aux archives de l’Empire Ottoman, les trésors économiques, sociaux-culturels et démographiques d’une trentaine de pays de trois continents vont voir le jour.
La Turquie s’apprête à organiser le « Congrès International de la Direction de l’Héritage des Archives Culturelles de la Géographie Ottomane et du Rôle des Archives des Titres de Propriété ».
Le Professeur Dr. Halil Inalcik, président d’honneur du Congrès et historien de renommée internationale, a répondu aux questions du journaliste de l’agence de presse AA. Le Dr.. Inalcik a expliqué que lorsque les ottomans venaient de conquérir un nouveau territoire, ils enregistraient la population ainsi que les sources d’impôts. Les cahiers d’enregistrements permettaient ainsi de décréter un taux d’imposition selon la situation économique des paysans.
Le Dr. Inalcik a noté qu’après la conquête de Chypre, une délégation d’enregistrement avait été envoyée sur l’île afin d’enregistrer la population de tous les villages. Il a relevé que les cahiers d’enregistrements de l’Empire Ottoman jusqu’au XVIème siècle avaient été recueillis par la Direction Générale des Cadastres.
Dr. Halil Inalcik a précisé que ces documents sont essentiels en cas de litiges relatifs aux terres, et que la Direction Générale des Cadastres se sert encore de ces documents. « Dès lors qu’ils constituent une source historique, nous les historiens, allons toujours aux cadastres », a indiqué le Professeur.
Dr. Inalcik a affirmé qu’il a commencé ses travaux au sein du Congrès après l’invitation de la Direction Générale des Cadastres. « Nous travaillons tous ensemble, et nous souhaitons présenter ces archives. Elles relatent l’histoire de pays allant de la Macédoine à l’Arabie. Il s’agit-là de sources historiques de premier degré. Par exemple, les saoudiens ont reçu l’autorisation de consulter ces archives, puis ils ont formé leurs propres archives. Ces cahiers d’enregistrements ont une telle importance », a-t-il dit.
Date de l'information : 09 Mai 2012 13:48